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Le Président Ndayishimiye lance la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption

Publicado em: 10/10/2026 15:14

Le Président de la République du Burundi, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a présidé, le 9 octobre 2026 au Palais de Kiriri, les cérémonies de lancement de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et les malversations économiques, adoptée par le Conseil des ministres le 7 janvier 2026.

A cette occasion, le Chef de l’Etat burundais a appelé à une mobilisation collective contre les pratiques qui compromettent le développement du pays. Il a notamment dénoncé le détournement des ressources publiques, les manœuvres visant à soustraire les recettes aux caisses de l’Etat, la perception de pots-de-vin et le non-respect des obligations professionnelles.

Pour mieux combattre ces pratiques, le Burundi entend consolider les efforts déjà engagés. Les présentations faites lors de la cérémonie ont mis en évidence les avancées réalisées en matière de renforcement du cadre légal et institutionnel, de contrôle ainsi que de réformes budgétaires et administratives. La mise en œuvre de la stratégie vise à inscrire ces efforts dans une action renforcée contre la corruption et les malversations économiques.

Le Chef de l’Etat a également souligné la nécessité de rendre la gestion des ressources publiques plus compréhensible pour les citoyens, en les informant de leur origine et de leur utilisation. Cette démarche doit contribuer à renforcer la vigilance citoyenne et à encourager la population à participer à la préservation du patrimoine public.

Cette participation sera encouragée jusque dans les collines, où les comités mixtes de lutte contre la corruption seront mobilisés pour intensifier la sensibilisation. Une campagne nationale de trois mois a également été annoncée afin de promouvoir des comportements responsables et de renforcer la culture de l’intégrité dans les différents secteurs de la société.

La cérémonie a réuni des responsables des institutions publiques, des représentants des forces de défense et de sécurité, de l’administration et des institutions judiciaires, l’Ombudsman, d’anciens Chefs d’Etat, des membres du corps diplomatique et consulaire ainsi que des représentants des organisations religieuses et de la société civile.

A travers la mise en œuvre de cette stratégie, le Burundi entend renforcer la prévention, améliorer le contrôle de la gestion publique et combattre l’impunité. L’enjeu est de faire de la lutte contre la corruption un engagement collectif au service de la bonne gestion des ressources publiques et du développement du pays.

Fonte: Presidence

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